Séniors

Le bonus défensif pour le 1er match de la saison

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Toute équipe, quel que soit le niveau, se pose des questions avant un début de championnat, a des certitudes, des craintes et des doutes. Pour l'équipe fanion du RC Courbevoie, s'ajoutait le fait de montée d'un cran dans la hiérarchie nationale, et de jouer avec des nouvelles règles concernant le plaquage (plaquage sous la ceinture, interdiction des plaquages à deux), ajouter à cela l'absence de plusieurs joueurs, un recrutement light et un nouveau coach, cela faisait beaucoup pour recevoir le voisin Gennevilliers qui vise le top 6 cette saison.

Pour ce derby disputé sous le soleil, l'entame de match est en faveur des jaunes et bleus, qui dominent territorialement et concrétisent cette occupation par une première penalité (10e, 3-0), mais cet avantage n'est que de courte durée, Genneviliers hérite d'une penalité et Courbevoie d'un carton jaune (13e, 3-3). Le jeu s'équilibre, les penalités sont nombreuses, les imprécisions aussi. On se dirige vers la mi-temps sur ce score à l'ancienne, mais Gennevilliers hérite d'un pénaltouche qui lui permet sur une de ses rares incursions dans les 22 adverses de marquer un essai en force (39e, 3-8).

Au retour des vestiaires, il ne fallait pas être rester trop longtemps pour voir le premier essai de Courbevoie, en coin, suite à une belle offensive (42e, 8-8), suivent deux penalités pour Courbevoie (45e et 49e, 14-8), Gennevilliers s'agace, semble sortir de son match, mais arrive à renverser le match en s'appuyant sur son point fort : la conquète. Gennevilliers hérite des deux pénaltouches et marque deux essais transformés sans trop forcer son talent (54e puis 61e, 14-22). En fin de match, Courbevoie réduira le score, lui permettant d'obtenir le point de bonus défensif.

Défaite donc pour ce premier match, mais un point glané face à une destinée à jouer les premiers rôles dans cette poule. Deux équipes en rodage, Courbevoie s'est sans doute rassuré, Gennevilliers n'a pas montré grand chose mais a su faire la différence.

L'équipe B, après deux ans d'invincibilité en matchs de poule, commence à l'étage supérieur par une défaite 17-36 face à une équipe plus solide et sans doute plus prête en ce début de championnat. Courbevoie a eu le mérite d'inscrire deux essais, match avec beaucoup de penaités sifflées mais aussi beaucoup de pédagogie de la part de l'arbitre.

La semaine prochaine, déplacement à Beauvais, une autre grosse écurie de la poule qui est allé s'imposer aux PUC sur le score de 29 à 21. 

ladepeche.fr : résumé de la finale côté Auch

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Encore une fois Frédéric Couziera été un des grands artisans de la victoire./ Photo DDM, Sébastien Lapeyrère.

Publié le 24/06/2019 à 08:16

      

Fédérale 3AuchGers

Auch est revenu dans le temple du rugby. Les Auscitains sont allés se chercher ce premier titre du renouveau et du nouveau-né RCA. Au bout de deux ans, l'exploit est né de la volonté d'un groupe, autour des Menkraska, Bosque, Lafforgue, Briscadieu, Arif et Lomidze, les techniciens, Fitan, Martet, Bernard, Henri, Pélo… et de dizaines de bénévoles, de dirigeants, d'un président et d'une ville tout entière. Mais ce ne fut pas facile.

 

Courbevoie est une fort belle formation, joueuse, technique et athlétique. Le stade de Saint-Junien possède une pelouse magnifique des tribunes et une piste cendrée de 1955, la chaleur étouffe les canards fringants et les lévriers athlétiques sauf les supporters en fusion. On joue depuis une minute quand sur la première attaque parisienne, Couzier intercepte aux 55 mètres, Les lévriers aux trousses ne le rattrapent pas et posent le cuir en coin (5-0). Ensuite, le jeu se stabilise les deux équipes ayant leurs temps forts. Il faut attendre la 26e pour que la défense francilienne soit prise hors jeu. Et Vignes débutait son one-man-show en convertissant la pénalité de face (8-0). Courbevoie jouait et plutôt bien. Tellement que dans les deux minutes suivantes Decronumbourg perforait la défense gersoise pour aller entre les poteaux, Bajart transformait et les lévriers revenaient dans le match (8-7).

En fin du premier acte, Auch affichait sa volonté et envahissait Lutèce. Les Courbevoisiens défendaient parfois à la limite mais monsieur l'arbitre ne sévissait pas. Sous une chaleur suffocante, la dégustation des oranges intervenait à point nommé.

Dès le levé de rideau du deuxième acte, Auch et ses avants indiquaient leurs intentions et Vignes passait la pénalité sur un hors-jeu parisien (11-7, 51e).

Le grand instant du match arrivait à la 60e. Vignes récupérait un ballon aux 50 mètres, tapait un petit coup de pied pour lui-même, récupérait le cuir, donnait à Clauzade arrivé en soutien, qui lui redonnait à l'intérieur, et Vignes portait l'objet du désir sur le parvis de l'église adverse… Gassiot-Bitalis transformait (18-7). L'énorme public auscitain chantait, criait… Mais les ardeurs allaient encore être tempérées par les Courbevoisiens qui répliquaient immédiatement sur une très belle combinaison des trois-quarts (63e) par un essai du centre Bournac. Bajart transformait (18-14). Le peuple gascon tremblait, les parisiens envoyaient leur va-tout, les Auscitains pliaient sans rompre, revenaient même dans le camp de Courbevoie et l'arbitre sanctionnait un nouveau hors-jeu francilien. Vignes à 120 %, passait la pénalité et redonnait de l'air aux siens (21-14).

La fin était haletante, Auch conservait le score, Viviez, le petit jeune, rentrait, et Auch levait les bras quand Couzier envoyait le ballon dans la campagne Limousine. «We are the champions, my friends…» chantait le peuple gersois en envahissant le terrain. Les joueurs étaient sur leur nuage. Antoine Blondin qui ne connaissait pas le RCA disait «Une équipe, c'est un corps dont aucune partie ne peut vivre par elle-même, ni se retrancher des autres sans compromettre l'ensemble». Le RCA a réalisé ainsi l'exploit en étant soudé.

Auch est en liesse, les joueurs ont fait le choix de faire œuvre commune pour écrire l'histoire, éclairant l'avenir qui reste toujours à construire.

AUCH 21 Courbevoie 14

MT 8-7 Arbitres : B. Rousselet assisté de F. Hand, R. Aiglebonne

Pour Auch : 2 E Couzier (1er), Vignes (60e), 3P (26e, 51e, 69e) Vignes, 1T Gassiot-Bitalis.

Pour Courbevoie : 2E Decronumbourg (27e), Bournac (63e) ; 2TBajart

Le Parisien : pas de Bouclier pour Courbevoie

 

Battus (14-21) en finale du championnat de France par Auch, les joueurs de Courbevoie pouvaient espérer mieux.

 

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Saint-Junien (Haute-Vienne), le 23 juin. Menés tout au long de la partie, Thimotée Goedard) et Courbevoie (ballon en mains) n’a jamais réussi à combler son retard. (LP/C. L.-E.)

Par Christophe Lacaze-Eslous (notre envoyé spécial à Saint-Junien)

Le 23 juin 2019 à 18h42

Des larmes, quelques regrets, et au final une défaite. Courbevoie n'aura donc finalement pas pu concrétiser son rêve. Pour sa première finale de championnat de France, le club des Hauts-de-Seine présidé par Bertrand Nicol échoue d'un souffle (14-21) face à Auch (Gers), sur le terrain de Saint-Junien (Haute-Vienne). Malgré les nombreux supporteurs qui avaient fait le déplacement.

Tout s'est presque joué en moins de deux minutes. La rencontre est à peine lancée et Courbevoie est déjà mené, suite à une interception. «On fait le jeu d'entrée mais on leur donne 5 points, lâche Dominique Rose, le coach. Après ça devient compliqué. »

Cette action résume à elle seule la physionomie de la partie. A chaque essai des Gersois, la réaction a été là, mais elle a été insuffisante. Et lorsque l'on court après le score, les efforts paraissent encore plus importants : « C'était largement accessible, regrette Rodrigue Vasseur, le 2e ligne. Il nous a manqué un brin de lucidité et un peu de replacement. Personnellement, je m'en veux de ne pas avoir assez vite réagi sur leur 2e essai... »

« On est quand même vice-champions de France, ce n'est pas rien... », confie le 2e ligne Rodrigue Vasseur

Malgré la déception, Courbevoie peut être satisfait de son parcours. Club historique du rugby français, rétrogradé financièrement de Fédérale 1 en Honneur il y a deux ans, Auch fourni depuis longtemps des joueurs d'exception : Jacques Fouroux, Jean-Claude Skrela, Jacques Brunel (actuel sélectionneur du XV de France) et très récemment Antoine Dupont (demi de mêlée des Bleus, champion de France avec le Stade Toulousain) sont passés par là. «On est quand même vice-champions de France, ajoute Rodrigue Vasseur. Ce n'est pas rien ! »

Après avoir réconforté un à un ses joueurs sur la pelouse maudite, Dominique Rose ne peut s'empêcher d'être positif : «Malgré cette défaite qui fait très mal, personne ne peut enlever la vaillance des garçons. C'est triste de perdre. Mais on a vécu ensemble une merveilleuse histoire. »

FEUILLE DE MATCH

COURBEVOIE - AUCH : 14-21.

Mi-temps : 7-8.

Spectateurs : 600. Arbitre : M. Rousselet.

Courbevoie. 2 essais : Vasseur (29e), M. Bournac (64e) ; 2 transformations : Bajart.

Auch. 2 essais : Couzier (2e), Vignes (60e) ; 3 pénalités : Vignes (27e, 52e, 70e) ; 1 transformation : Minelli (60e).

Le Parisien : les supporteurs de Courbevoie ont fait la fête malgré la défaite

 

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Près de 200 supporteurs de Courbevoie avaient fait le déplacement à Saint-Junien (Haute-Vienne) dimanche pour la finale du championnat de France. Si leur équipe a perdu face à Auch, ils en garderont un très bon souvenir quand même.

 

Saint-Junien (Haute-Vienne), le 23 juin. Supporteurs de Courbevoie et Auch ont encouragé leurs conleurs lors de la finale du championnat de France de Fédérale 3. LP/Christophe Lacaze-Eslous

Par Christophe Lacaze-Eslous

Le 23 juin 2019 à 19h16

La journée aurait pu être parfaite, sans le résultat. Pas favori contre Auch, l'un des clubs historiques du rugby français, Courbevoie, auteur d'un parcours exemplaire, a laissé filer (défaite 14-21) le titre qui lui tendait les bras. Ce n'est pas faute d'avoir essayé, et d'avoir été soutenu ! Tandis que les joueurs ont passé la nuit à Limoges, plus de 200 supporteurs ont comblé ce dimanche les plus de 400 kilomètres pour rejoindre Saint-Junien (Haute-Vienne). Ils n'auraient manqué cela pour rien au monde.

Comme deux fusées blanches, les deux cars mis à leur disposition filent sur l'autoroute depuis 8 h 15, soit presque sept heures avant le début de la partie. A l'intérieur, ils sont 130 à préparer les festivités : « Nous n'attendons pas le dernier moment pour mettre l'ambiance », raconte Christian Nicolay, le vice-président. Les plus grands ont le temps d'apprendre les chants aux plus jeunes et de grandes feuilles bleues et jaunes sont découpées en tous petits morceaux pour en faire des confettis.

Ca sent bon le barbecue et l’anisette

 

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Finale du championnat de France de Fédérale 3 entre Courbevoie et Auch, à Saint-Junien (Haute-Vienne)/Christophe Lacaze-Eslous  

A l'arrivée à Saint-Junien, les chauffeurs cherchent une place sur le petit parking du stade municipal. Peine perdue : les supporteurs d'Auch, quatre fois plus nombreux, ont déjà investi le lieu. Ca sent bon le barbecue et l'anisette. Sans le savoir, les Gersois ont déjà remporté la 1re manche. Dès la descente du car, les deux groupes antagonistes se chambrent gentiment à coups de sourires et de chants : «Auch ! Un passé ! Pas d'avenir ! » lancent les Franciliens. «On n'entend pas chanter les Parigots », répondent les Provinciaux. Tous se précipitent vers l'entrée du stade, se mélangent forcément et font plus ample connaissance. Une bonne occasion pour se promettre de boire une bière ensemble sitôt dans l'enceinte.

Avec son large sourire, Michel Gabriel (76 ans), venu en car, savoure : « J'ai joué à Courbevoie il y a 50 ans, jusque en 1975. Maintenant j'habite Paris mais je n'aurais manqué cette finale pour rien au monde, même si les joueurs actuels ne me connaissent pas ! Je préfère voir du rugby à ce niveau, plutôt que chez les pros. A notre époque, on se mettait dans la gueule à chaque mêlée. Les petits essayaient d'éviter les gros... » Dans le couloir qui sort des vestiaires, Bertrand Nicol, le président, reste sérieux : «On est moins nombreux qu'en face mais on est plus jeunes. On va vite combler l'ambiance. »

Les équipes à leur entrée sur le terrain

 

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Finale du championnat de France de Fédérale 3 entre Courbevoie et Auch, à Saint-Junien (Haute-Vienne)/Christophe Lacaze-Eslous  

Une ambiance qui aurait pu être refroidie après le 1er essai d'Auch au bout de 2 minutes seulement. « Des Cailloux et des arbres, ça fait des allées... allez Courbevoie ! » réagit la tribune jaune-et-bleu, qui a le soleil en pleine face et se désaltère à coups de chopines. Alors les joueurs s'accrochent au point de ne jamais être distancés. Djeffrey garde le moral : « On est la Greyhound Army, un lévrier (traduction) ça cavale. Ca devient compliqué mais on va trouver les ressources. Auch ne produit rien. » Suffisamment pourtant pour l'emporter et ainsi priver Courbevoie de son premier titre de champion.

« C'est dommage, on aurait aimé partager la victoire avec eux », confient les joueurs de Courbevoie

La défaite consommée, les supporteurs, comme ceux d'en face, vont réconforter leurs favoris en larmes. « C'est dommage, on aurait aimé partager la victoire avec eux », lâchent plusieurs joueurs à l'unisson. Les sourires reviennent, c'est déjà la fameuse 3e mi-temps, alors on trinque avant de remonter dans le car : « Les deux équipes ont été au taquet malgré la chaleur, conclut Djeffrey. On s'est levés aux aurores et on va rentrer très tard avant d'aller bosser. C'est ça, l'esprit supporteur. »

Courbevoie en finale de Fédérale 3 contre Auch

 

 

 

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Ils l'ont fait, se qualifier pour la finale du championnat de France de Fédérale 3, à l'issue d'une demi-finale très disputée entre deux équipes très proches, la décision s'est faite sur quelques erreurs défensives ou offensives, quelques imprécisions d'un côté ou de l'autre. 

 

Dans un stade tout acquis aux Isérois (3 cars de supporters) les supporters des lévriers qui avaient fait le déplacement se sentaient bien seuls dans la petite tribune de Chagny pleine comme un oeuf. Mais c'est sur le pré qu'une victoire se construit et Courbevoie a su être beaucoup plus réaliste que St-Marcellin. Dans une première mi-temps dominée par les Isérois, nos lévriers ont su convertir en points les quelques fautes des blancs dans leur moitié de terrain. St-Marcellin produit beaucoup de jeu, se créé des occasions d'essai, domine mais ne fait pas mieux que Courbevoie en inscrivant seulement deux penalités. Courbevoie aurait même pu inscrire un essai sur un des rares ballon exploitable par nos trois-quarts. La mi-temps est donc sifflée sur le score de 6-6.

 

Au retour des vestiaires, St-Marcellin semble peiner physiquement, trop de fautes les empêche de développer leur rugby de mouvement vu en première mi-temps, ils passent donc à un jeu plus restrectif avec beaucoup de groupés pénétrants très efficaces. Mais il faut croire que cette saison nos levriers ont gagné en efficacité en inscrivant deux essais en dix minutes avant l'heure de jeu et comme Bajart réalise un sans-faute le score est alors de 20 à 6. Mais les Isérois ne baissent pas les bras et vont pillonner jusqu'à la fin du match la ligne d'enbut de Courbevoie, ne prenant pas de risque mais mettant Courbevoie à la faute et finissant par réduire le score (75e, 20-13), heureusement sur la dernière incursion de Courbevoie dans le camp des blancs, un drop redonnera de l'air à Courbevoie. Pendant le temps additionnel St-Marcellin campera de nouveau dans les 22 Courbevoisiens et finira juste avant le coup de sifflet final à inscrire un second essai. C'est donc le drop de la 75e qui permet de se qualifier pour la finale !

 

Diamanche 23 juin, Courbevoie affrontera donc Auch à St-Junien pour la finale du championnat de France de Fédérale 3 !

 

Auch qui a un palmarès énorme : 3 titres de champion de deuxième divison/PROD2 (1947/2004/2007), un en Fédérale 1(1929) un bouclier européen (2005), un titre espoir (2017, poule 3) et puis en 2017, alors en Fédérale 1, le club doit mettre la clé sous la porte et repartir en Honneur. Ils remontent de suite en Fédérale 3 et nous les retrouverons donc dimanche en finale, il faudra donc être nombreux pour encourager nos lévriers face aux Gersois.

 

  

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