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Ils avaient envie de créer l’exploit lors de cette dernière journée de Championnat nos Cadets. D’aller s’imposer dans le Nord chez les leaders de la poule, Marcq-en-Barœul. Là-haut, où les joueurs passent et les équipes trépassent. En effet, à Marcq-en-Barœul, les adversaires repartent souvent les valises pleines. Senlis et Meaux ont encaissés plus de 100 points, et même le PUC s’est incliné de 40 points.

Alors, nos cadets ne se sont pas imposés, mais au moins, et du propre aveu de l’entraineur adverse après le match, ils ont fait douter les nordistes pendant le premier quart d’heure.

Hélas, leurs deux premières incursions dans le camp de Courbevoie se sont soldées par deux essais. Sans doute la marque d’une équipe en confiance, d’un meilleur niveau, et avec 3 ou 4 excellentes individualités.

17-0 à la mi-temps, il y avait pourtant encore l’espoir d’accrocher un point de bonus défensif, suffisant pour finir 3e de la poule et se qualifier pour le Championnat de France.

Malheureusement, à la reprise c’est Marcq qui … marque, et les pépins qui s’enchainent pour Courbevoie avec l’interruption du jeu une bonne trentaine de minutes pour permettre la sortie d’un lévrier à la « papatte » luxée !

A l’issue de ce beau match, engagé, ouvert, Courbevoie s’incline 27-0 et nourrit des regrets d’avoir laissés s’envoler des points à Vincennes et à Senlis. Car on a eu la confirmation que libérée, concernée, motivée, cette équipe de Teulière A avait vraiment de quoi faire peur.

Les applaudissements du nombreux (et sympathique) public à la fin du match à son endroit l’ont confirmé.

 

 

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Même si ce dernier match de championnat ne revêtait aucun enjeu, les entraineurs rêvaient surement d’une meilleure fin que celle qui survint à Fresnes. Courbevoie avait pourtant bien débuté… et bien fini.

Mais le courant alternatif, cher à nos cadets, est rarement couronné de succès au rugby. Surtout si le reste du match les joueurs manquent d’application … et ratent leurs placages.

Fresnes s’est imposé 46-17 et la Teulière C termine 5e de sa poule.

 

 

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Avec Clamart, qui n’aligne jamais deux fois la même équipe, quand il ne déclare pas forfait, il est difficile de savoir à quoi s’attendre.

Cette fois, c’était une bonne équipe qui se présentait à Courbevoie, mais nos Cadets lui claquèrent deux essais en début de match, hélas avant de s’endormir.

Une période d’assoupissement trop longue qui permit à Clamart de reprendre l’avantage. Et de creuser l’écart grâce aussi à une succession de cartons jaunes à l’encontre de lévriers abattus à la moindre contrariété.

Entre deux siestes, Courbevoie offrit à ses supporters un sursaut en fin de match qui fit espérer à un exploit avant de s’incliner finalement 29-17.

Il y a de quoi nourrir des regrets sur ce match, et sur ceux d’avant.

Mais il n’est pas facile de construire un groupe qui fait face à des absences inexcusées de plusieurs joueurs majeurs.

Dernier match de poule semaine prochaine, à Fresnes. Le vainqueur terminera 4e.

 

 

 

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Victoire 43-7, malgré les blessés et les suspendus, la Teulière A a comme prévu déroulé son rugby face au dernier de la poule. Même si le premier des 6 essais tarda à venir, il n’y eu jamais vraiment de suspens dans cette rencontre, rendue encore plus facile lorsqu’un joueur seine-et-marnais fut exclu pour un coup de poing délibéré.

Alors, bien entendu on aurait voulu ne pas voir ces phases de jeu brouillonnes, ces fautes directes notamment en défense ou ses passes oubliées lors de situations en surnombre. Mais, dans l’ensemble nos Cadets ont su relever la tête après leur non-match de la semaine passée et s’imposer sans coup férir.

Malgré le bonus offensif, nos Cadets n’ont plus qu’un seul espoir d’accrocher les phases finales, ils devront s’imposer face au leader de la poule, à Marcq-en-Barœul le 8 avril prochain.

 

 

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Il fallait du courage, un peu de folie, beaucoup d’envie pour jouer ce samedi après-midi sous un déluge de flocons et face au leader incontesté de la poule, Ovalie Seine. Une équipe taillée pour jouer en Teulière B voire en Teulière A et qui rosse tous ses adversaires, tous les weekends.

Au match aller, nos cadets de la Teulière C avaient encaissé 115 points !

Il avait donc été demandé aux présents, à ceux qui ne craignaient ni les coups, ni la défaite, ni la neige, de laver cet affront. Ce fût chose faite. Score final, une défaite 43-0 mais surtout un petit écart de 7 points seulement à la mi-temps. C’est la grosse satisfaction de ce match, l’envie déployée par nos joueurs pour ne pas subir une nouvelle dégelée (sans jeu de mots). La solidarité sur le terrain, et en dehors pour se tenir chaud.

Heureusement, il fera meilleur la semaine prochaine pour la réception de Clamart, mais on garde l’esprit gladiateur !

 

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Il fallait aller s’imposer à Senlis pour espérer accrocher les phases finales du championnat de France en fin de saison. Hélas, c’est avec une défaite 24-7 que nos garçons sont rentrés mais aussi avec 3 cartons rouges !

Malgré la neige, le terrain était tout à fait praticable, et l’ambiance champêtre… bien trompeuse.

L’essai de pénalité en faveur de nos cadets dans les premiers instants de la partie les ont sans doute confortés dans l’idée que le match allait être un « bis répétita » du match aller. En effet, Senlis avait subi une grosse défaite à Jean Pierre Rives (de plus de 30 points).

Il ne fallait pourtant pas être un sorcier pour se douter que ces joueurs allaient vouloir laver l’affront. Ce qu’ils ont fait, sans envoyer du jeu, mais en pilonnant nos lignes. Après avoir été menés donc de 7 points, ils inscrivirent 3 essais en force pour atteindre la mi-temps avec une avance de 10 points.

Malgré les tentatives de remotivation, la seconde période prenait la même tournure, avec un 4e essai. Rien ne fonctionnait, aucun de nos joueurs semblait jouer à son niveau. A force de subir, la tolérance aux erreurs, aux coups et aux fautes d’arbitrage s’amenuisent, et la rébellion se produit de la pire des manières, avec les poings.

Une bagarre sans bobos, mais dans laquelle certains de nos garçons se sont impliqués pour défendre les leurs. Sanction implacable, 3 cartons rouge pour Courbevoie, un seul pour Senlis, étonnement épargné.

Ce coup de sang a eu le mérite de réveiller les 12 lévriers chargés de jouer les 20 dernières minutes. Ils ont plutôt dominé cette fin de match, sans pour autant réussir à marquer … évidemment.

Au-delà de la défaite, c’est la manière qui fut déplaisante. Sans combat au rugby, pas de victoire possible. Jamais !

La grande majorité des cadets présents à Senlis étaient en Afrique du Sud. Là-bas, il s’était dit des choses, il s’est créé un esprit, qui semble s’être envolé dès le match de reprise, avec le vent glacial de cette fin d’hiver.

 

Seconde gallerie de photos

 

 

 

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Langa !

Ce nom tournait dans nos têtes depuis un bon moment.

Fred, notre organisateur sur place tenait absolument à ce que nous venions dans ce Township de Cape Town. Comme tous les autres, la sécurité n’y est pas assurée la nuit. Le jour, avec bonne escorte, vous pouvez rencontrer des gens merveilleux. Alvryn, qui depuis plus de 30 ans s’occupe seule d’une crèche. Nous l’avons visitée. Nous avons joué avec les enfants, pendant plus d’une heure, et laissé en partant de quoi réparer deux trois bricoles, mais tellement essentielles lorsque l’on n’a rien ou pas grand-chose.

Vous pouvez aussi rencontrer des élèves, de tous les âges, en uniformes, souriants, et leurs professeurs, fiers de montrer leurs classes si bien tenues. Des classes de 56 élèves. Tous respectueux. Peut-être aurez-vous alors la chance, si vous venez à Langa de monter sur la scène du grand hall du Lycée pour y être présenté, et applaudi comme les Beatles, par une foule (très féminine) en délire. Nos joueurs ont eu ce privilège. Celui aussi d’offrir de nouveaux maillots et des chaussures neuves à leurs adversaires du club des Busy Bees. Mieux, ils ont eu l’honneur d’aller fouler leur… terrain, plus vague qu’autre chose. Bordé par les habitations en tôle ondulée, c’est là que le dernier match de la tournée #RCCauCAP s’est joué. Bras-dessus, bras-dessous avec ceux des Busy Bees, ils ont regardé les petits danseurs, qui se sont mués en petits chanteurs pour donner la chair de poule à nos joueurs lorsque fut entonné l’hymne sud-africain.

Le match, à toucher, est totalement anecdotique. Du plaisir, quelques beaux essais, des rires, des clins d’œil, des accolades, et une seconde période où les équipes furent mixées. Dans le bus, à la collation, le brassage s’est poursuivi sans barrière de la langue.

La tournée « Arc en ciel » s’est terminée par cette rencontre au bout du monde. L’archevêque Desmond Tutu rêvait de cette Rainbow Nation, dans laquelle se construirait une société sud-africaine post-raciale. Dans laquelle cohabiteraient des groupes, blancs, métis, noirs. Nos lévriers seront allés à la rencontre de tous. Ils auront joué contre toutes ces représentations et auront partagé les mêmes poignées de mains, les mêmes rires. Ils auront montré le bon exemple.

Mandela avait compris très tôt pourquoi le sport, le rugby notamment devrait servir de ciment à cette nation.

« Myibuyé *» a dit Madiba !

* Unis

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Les jours défilent à vive allure et le temps manque pour décrire par le détail les souvenirs qui s’amoncellent et les paysages rencontrés.

Alors, parlons du jeu. La deuxième opposition, face à VUKA, nous a plongés dans un autre univers. Aucun joueur blanc cette fois pour adversaire. Noirs, métis les jeunes de Vuka symbolisent parfaitement la diversité des populations qui habitent le Cap.

Sur une pelouse magnifique, dans un décor de rêve, le Turfhall Stadium accueille régulièrement les entrainements des clubs pros qui se déplacent au Cap.

Il est décidé que finalement le match se jouerait en 2x30 minutes avec des pauses boisson tous les quarts d’heure.

Nos lévriers attaquent le match face au vent… et ici, cela à un vrai sens ! La balle ne parvient pas à faire les 10 mètres règlementaires à l’engagement.

Un peu timorés au début, échaudés par le premier match et la découverte du rugby très agressif des sud-africains, nos Cadets s’attendent à subir une nouvelle fois. Mais malgré le vent, le match s’équilibre et sur un long mouvement les Bleus trouvent la faille pour un essai du bout du monde…, le premier en terre africaine !

5-3 à la mi-temps.

En seconde période, Vuka passera rarement le milieu de terrain, nos joueurs en confiance, bien préparés, récitent leur rugby pour inscrire 4 nouveaux essais. Victoire 34-5.

Au coup de sifflet final, Vuka a demandé la formation d’un cercle réunissant les deux équipes et leurs coaches pour les discours. Eloi, capitaine du jour de nos lévriers remerciera nos hôtes dans un très bon anglais. Les deux joueurs leaders de Vuka après avoir félicité les joueurs de Courbevoie et leurs entraineurs, ont promis de les battre la prochaine fois qu’ils viendraient ici, avant de rappeler l’importance de ce moment. De jouer un dimanche matin au soleil au rugby, avec le cœur !

Les mots de ces jeunes hommes sonneront longtemps encore dans nos têtes. Bien après que les deux équipes se soient offertes une photo commune, rendues la haie d’honneur, et servies quelques verres de coca avant de repartir.

On n’oubliera pas Vuka. Et, nous avons hâte de nous rendre demain dans le township de Langa pour jouer. Nous visiterons aussi leur crèche, participerons à quelques œuvres locales, et offrirons aux joueurs des Busy Bees comme à ceux de Vuka une paire de chaussures à crampons.

Bref, les journées sont bien remplies…

 

 

 

 

 

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Au 3e jour de notre séjour en Afrique du Sud, il pleut !

Faut-il y voir un signe ? Puisque la région attend cruellement que tombe de l’eau du ciel depuis des mois. Si notre planning de mini-trek vers le sommet de Table Mountain a dû être repoussé, le reste s’est tenu dans les temps.

Arrivée au camp de Tokai, en pleine nature, parmi de jeunes sud-africains en casernement, en plein apprentissage de la marche au pas, et de quelques babouins espiègles prêts à entrer dans les dortoirs pour voler le tout-venant. Les couleurs du RCC furent hissées et flottent désormais pour 8 jours au sommet du mat de ce lieu où nous vivons.

Après un après-midi d’adaptation (30 voire 35 degrés), le deuxième jour fut placé sous le signe du rugby. Mise en place matinale sur le terrain de notre camp. Repas étalé dans le temps, et départ pour l’école réputée de Stellenberg.

Un changement de bus, pour cause de panne, et 50 minutes plus tard, les lévriers étaient bien présents au rendez-vous. Terrain sec bordé de montagnes, un décor idyllique pour des souvenirs impérissables. Le staff technique, qui regrettait de ne pas avoir 15 ans pour enfiler un maillot, insistait bien sur ce privilège de jouer ce match à 10 000 kilomètres de la France.

Nos adversaires étaient franchement plus grands, plus lourds que nos lévriers, qui n’allaient devoir compter que sur leur courage et leur vitesse pour arrêter les assauts Sudaf.

Très vite, nous avions compris que l’agressivité déployée par les jeunes de Stellenberg n’avait rien à voir avec ce qui est autorisé en France.

Mêlées poussées sur 1mètre, piétinement dans les rucks, projections au sol, nos garçons ont fait une plongée immédiate dans le rugby rugueux sud-africain.

Lorsque nos lévriers se sont mis à mordre, il était déjà trop tard pour espérer gagner le match. La défaite (de 7 ou 8 essais) fut nette et sans bavure. Mais nos 28 joueurs ont participé au match. Et, le jeu s’est parfois équilibré. D’ailleurs, nos cadets se sont étonnés d’entendre leurs adversaires leur donner du « good job » lorsqu’ils encaissaient à leur tour de sévères plaquages ou prises à deux. Le respect passe par le combat en Afrique du Sud, et nos lévriers n’ont pas laissé leur part aux… chiens.

Mais le plus beau restait à venir.

Comme pour le match, rien n’était écrit à l’avance lorsque les nôtres proposèrent à leurs adversaires de venir poser pour la photo tous ensemble. Nos vilains SudAfs se sont alors transformés en souriants ados et la magie a opéré.

Echanges de shorts et de maillots, selfies, rigolades, et gouter commun.

Puis, vint un chahut mémorable, ou dans un « franglais-afrikaaner » les 45 jeunes se sont mis à se répondre par chansons interposées. Quelques danses spasmodiques, des fous-rires, et pour finir un Paquito de belle facture sous les yeux embués de quelques accompagnateurs, heureux de vivre eux aussi ce genre de moments que seul le sport peut offrir.

Courbevoie a clairement gagné la 3e mi-temps. L’honneur est sauf.

Aujourd’hui donc il pleut… mais demain déjà se profile un match dirigé face à l’Association VUKA. Les impacts seront moins douloureux. Place au jeu. Enfin, on l’espère, on vous dit ça très vite.

 

 

 

 

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A quelques Jours du départ pour l’Afrique du Sud et Cape Town, c’est Thomas Lombard qui est venu à la rencontre des Cadets, prêts pour leur tournée, prêts pour l’aventure.

Il a rappelé à chacun la chance inouïe qui est la sienne. L’importance aussi d’adopter un bon comportement sur le terrain et en dehors. Celle de rester ouvert aux autres, d’être une bonne personne, en offrant de la bienveillance à ceux qui vous reçoivent avec l’envie de mieux vous connaitre.

Thomas Lombard, habitué des tournées en tant que joueur international, consultant dans les médias ou sélectionneur des Barbarians français, a insisté sur ces instants rares d’une vie qui sont à faire durer bien après ce voyage en Afrique du Sud. Des matches particuliers, forcément, aux amitiés saines et fortes qui naitront au cours de ce voyage.

Dans un silence quasi religieux, Thomas Lombard a terminé sur ces mots :

«  C’est à vous d’écrire l’histoire, l’histoire de votre club, votre histoire.. »

Au nom du Club de Courbevoie et de tous ceux qui oeuvrent particulièrement auprès des U16, merci à toi Thomas.