« Elles naissent dans les défaites » disent les uns.

« Non, elles naissent dans les victoires » rétorquent les autres. Comment savoir où est née cette équipe de Teuliere C, car elle a tout connu. 

De lourdes défaites, comme ce 90-10 contre Arras et une large victoire 65-5 contre Reims-Epernay samedi dernier.

On peut juste s’avancer à dire aujourd’hui qu’une véritable équipe est née.

Au-delà des scores, des résultats et des classements, ce qui apparait essentiel à un papa-dirigeant, c’est bien le climat dans lequel évolue ces jeunes gens, futurs joueurs, futurs adultes aussi. Car, si comprendre et jouer une « redoublée », est important, vivre les fameuses « valeurs » du rugby l’est tout autant. 

L’amicalité entraine la solidarité, voire l’esprit de sacrifice et donc, la joie d’être et de FAIRE ensemble ! 

Alors, on peut dire en cela que l’équipe de Teulière C est une équipe.

Et, pas une équipe de 15 joueurs, ou de 22 noms couchés sur une feuille de match. Non, c’est équipe d’une trentaine de garçons qui n’ont jamais lâchés même quand les coups, et les bleus pleuvaient autant que les essais encaissés. Ils sont restés unis, toujours présents aux entrainements. 

Pour s’en persuader, il suffisait aussi de compter dans le bus qui partait pour une longue et froide journée à Reims, les  joueurs non retenus pour jouer, mais présents, bien décidés à venir soutenir leurs copains pour ce match à l’extérieur. Ils étaient 4 ! Ils méritaient que la victoire leur soit dédiée. Et, tous méritaient bien que nous fassions, coaches et dirigeants, de notre mieux pour que ce Groupe prenne du plaisir ensemble au-delà du résultat.  

L’Aire de repos d’Ussy sur Marne sur l’A4, de nuit, a été le théâtre d’un bon moment. Coca, sandwiches, et chouquettes au menu pour prolonger les sourires, les tapes dans le dos et les regards qui en disent longs.

Bien sûr ça ne suffira surement pas pour gagner tous les matches. Mais, ces jeunes savent qu’ils peuvent compter les uns sur les autres, et ça leur servira dans les prochains combats qui les attendent cette année, dans les catégories futures, et peut être aussi dans leurs prochaines vies d’hommes.

Eux sauront alors possiblement vous expliquer comment nait une équipe.

 

Yann Lavoix, un papa dirigeant