Ils étaient encore 17, ces benjamins, à prendre part aux deux matchs les opposant à Clamart et Marcoussis en ce samedi 5 décembre. Le terrain semblait avoir été « copier-coller » d’une semaine à l’autre. Ne manquait que la pluie et la boue et nous aurions été dans les mêmes conditions météorologiques que samedi dernier.

Nous avions laissé nos 17 joueurs avec une envie démesurée. Nous les avons retrouvés sans engagement, sans agressivité débordante, sans désir de faire reculer leurs adversaires. Lors de la première mi temps, nos jeunes pousses ont envoyé du jeu mais la pâle équipe de Marcoussis n’offrait pas vraiment de résistance aux doux impacts que nous leur imposions. Trois essais vinrent gonfler le tableau de marque qui concluaient nos beaux mouvements. Un essai sur transversale au pied fut refusé, preuve que notre rugby était complet. Jeu déployé, au près, au pied, tout y était sauf l’envie d’aller plus fortement au combat. Le réveil fut brutal.

L’équipe de Clamart nous (ré)appris que la définition du rugby est avant tout « sport de combat collectif ». Face à de gaillards clamartois, bons manieurs de ballons et bien organisés, nous perdîmes l’initiative du jeu car trop de ballons étaient perdus dans des rucks où nous brillions par notre absence. Nous étions dans ces zones d’affrontement mais mous comme des guimauves donc facilement balayés à terre. Un sentiment de dépit s’installait, qui ne nous ressemble pas, et permit à un jeune d’en face de skier à travers notre défense marquant un bel essai prenant chaque courbevoisien pour un piquet.

Le moral en berne, le groupe devait faire ressurgir la mentalité qu’il avait su pleinement s'approprier la semaine précédente. Notre deuxième mi temps face à Marcoussis fut plus engagée que la première. Secoués par l’orgueil de nos adversaires, nous n’arrivâmes pas à poser notre patte sur le match mais l’engagement revenait. Nous le sentions venir à chaque nouveau plaquage, à chaque déblayage. Deux essais vinrent récompenser nos efforts dans ce sens.

L’appréhension de reprendre une « rouste » par Clamart et ce sentiment que « nous n’avions plus rien à perdre maintenant », dixit un joueur, plaça cette deuxième période sur un autre registre que la première. Avec des rushs défensifs impressionnants qui repoussaient loin chez eux les adversaires, de solides plaquages, des ballons protégés et de ce fait mieux exploités, nous parvînmes à rendre une copie parfaite dans l’engagement, l’agressivité, le combat. Un essai de belle facture récompensa ces efforts.

En conclusion de ces dernières rencontres officielles de l’année 2009, prenons le temps de comparer l’équipe d’aujourd’hui à une voiture. En ce jour, nous étions davantage voiture de mamie que Formule 1. Plus diesel qu’essence. Il faut pour les prochains matchs que cette envie, cette agressivité surgisse dès la première seconde du premier match et pas au bout de deux mi temps. C’est un des objectifs à se fixer pour la reprise (Tous !). Il reste trois entraînements avant les vacances, nous comptons sur tout le monde pour venir travailler dans le bon état d’esprit qui caractérise ce groupe. Sur ce point, continuez !   Clamart 5-1 RCC ; RCC 5-0 Marcoussis ; Clamart 8-0 Marcoussis.

Mention spéciale : Rémi qui, après le registre défensif, apporte aussi beaucoup offensivement, c’est nouveau et c’est bien ; Vincent pour son retour après une semaine d’absence qui conclut efficacement quelques actions ; l’ensemble du groupe qui a su, malgré la boue et l’obscurité, redresser la barre durant la dernière mi temps.   Mention spatiale : Paul, à la suite d’un raid solitaire, plonge dans l’en but… qui n’en est pas un (!), la ligne symbolisait les 22 ; Alex S., après une belle percée, court, ballon sous le bras droit, main gauche levée à la Top 14 avant d’aplatir tardivement (ouf) ; la voix de la dirigeante de Clamart qui n’a pas brisé que des tympans…

Surveillez vos écrans entre les deux réveillons…

Ville